Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 08:45

Aujourd'hui, on s'offre une pause entre deux chapitres, et en attendant le prochain court-métrage de SynchrOm : voici une petite vidéo d'un tournage des Survivants de L'Apocalypse. 

 

Vous allez voir que quand on tourne avec des créatures, il n'est pas rare qu'elles attaquent l'équipe technique !

 

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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 15:23

Bonjour tout le monde. Désolé pour l'interruption de programme la semaine dernière, mais pas de panique, nous sommes de retour. Et comme promis, la suite de votre roman-feuilleton !

 

 

Épisode 5 : Fâcheuses rencontres

 

 

H+4

 

Une chose ne faisait aucun doute, je venais de me faire repérer. Le plus grand des militaires tourna sa tête dans ma direction et esquissa une grimace lui déformant le visage. Il rechargea alors aussitôt son arme. J'étais pétrifié à l'idée de bouger, la gorge sèche et le muscle tremblant, je fermais les yeux et m'élançais à l'opposé de l'homme.

 

Il me hurla une chose que je ne comprenais pas. Je ne cherchais pas à y prêter attention de toute façon, je bidouillais les réglages de ma montre au plus vite. La balle siffla près de moi et m'arracha le haut de l'oreille droite. Je réprimai un cri et appuyai sur le bouton. La dématérialisation fut immédiate, le goût amer me resta dans la bouche. Mais j'étais en vie.

 

 

 

H0

 

  • Ca marche pas ? demanda Julien aussitôt. Mais oh putain ! Ton oreille ! Ta machine t'a défoncé l'oreille !

 

Je portais machinalement la main vers l'oreille, une douleur fugace me la fit retirer aussitôt. Je regardai mon doigt, le sang perlait dessus. Le futur était dangereux. Mon futur...

 

  • Alors ? C'est quoi le problème ?

 

Pris dans mes pensées, je ne prêtais guère attention à l'effervescence de mon ami. Je me dirigeai vers le cube noir, entrai quelques données dans l'ordinateur intégré et lançai les calculs pour la mettre à jour. Non, il n'y avait aucun doute. J'avais bel et bien voyagé dans le temps. Un regard sur la pièce me confirma que Pistache était toujours vivant. Tout semblait en ordre. J'étais revenu à l'instant même où j'étais parti dans le futur. Voilà pourquoi Julien était abusé.

 

  • Non, la machine marche très bien.

  • Alors l'avenir nous appartient ?

  • Le futur craint un max...

  • Tu t'es fait rejeter par Charlotte ?

  • Si c'était que ça...

  • Y a pire pour toi ?

  • Notre univers est en ruine Julien. Dans à peine quatre heures, notre lycée est rasé et les militaires occupent la place. dis-je en montrant de l'index mon oreille meurtrie.

  • T'es sérieux là ?

 

Je remontrais mon oreille de nouveau et Julien arrêta de poser ses questions. Il fallait que je fasse le point, mettre mes idées au clair et ordonner tout ça. Cela ne pouvait pas être possible, l'équation était incomplète. Comment mon monde pouvait-il changer autant en l'espace de quatre heures ?

 

  • Bon, je vais résumer Julien. Dans quatre heures, tu ne seras plus dans cette pièce. Pourquoi ? Je ne sais pas. Pistache sera éventré et rien ne m'indiquera ce qui s'est produit ici. Le pire, c'est quand je sortirais de la cave pour réaliser qu'il ne reste rien du lycée, que l'abbé est devenu aveugle et appelle à la rédemption. Pire, que nous sommes maintenant dans une zone militaire assez sécurisé pour qu'ils puissent se permettre de tuer tout civil qui viendrait à découvrir quelque chose.

  • Qu'est ce qu'on va faire ?

  • J'ai juste envie de dormir Julien.

  • Mais on a des devoirs maintenant. On doit sauver le lycée.

  • Je sais bien Julien. Mais je ne sais même pas contre quoi on doit se battre.

 

Julien toujours sur mes pas, je filai dans le lycée. Je ne savais pas vraiment ce que je devais chercher, mais j'espérais vainement quelque chose qui me mettrais sur la piste. Tout était tellement normal autour de moi que je commençais à me demander si je n'avais pas été la victime d'une énorme hallucination. Pourtant, tout indiquait que la machine avait bel et bien fonctionné. L'abbé me rappela à la raison.

 

  • Ne courez pas dans les couloirs jeune homme ! Nous sommes dans un endroit civilisé ici, respectez les règles !

 

Surpris par la voix sourde, je me retournai pour regarder l'Ecclésiaste. Celui que je connaissais depuis que j'étais là, un homme qui possédait la vue. Le contraste me frappa lorsque le vieillard aveugle me revint en mémoire. Comment un homme pouvait-il changer autant en si peu de temps ? Je me retournai pour continuer mon chemin, tournant au coin du couloir et heurta une masse. Je tombai sur les fesses, poussait un juron et relevait les yeux.

 

  • Tain ! T'es trop con ! Tu peux pas faire attention ?

  • Charlotte... Euh... Je... Enfin.

  • Rah ! Tu peux pas faire des phrases complètes pour changer un peu.

  • Excuse moi.

  • Et arrête de t'excuser en permanence. Après tu t'étonnes que tout le monde te marche sur les pieds. Tu me déprimes.

  • Faut pas que tu restes là. Dans quelques heures, tout va sauter ici. Et je suis pas certain qu'il reste beaucoup de survivants. Faut mettre les voiles.

  • C'est quoi le plan que tu me joues là ?

  • Je plaisante pas Charlotte.

  • T'es en train de me dire que t'as définitivement pété les plombs et que t'as piégé le lycée avec des bombes ?

  • Laisse tomber, me souffla Julien.

  • Oublie Charlotte. J'avais la tête ailleurs.

 

Charlotte leva les yeux au ciel et continua sa route. Julien me tendit la main et m'aida à me relever.

 

  • Tu sais, elle aurait pas compris si tu lui avait dit qu'on voyageait dans le temps. Faut y aller doucement avec les filles.

 

Mon rire sonna faux, Julien fit mine de ne pas s'en rendre compte. La situation nous dépassait totalement à présent.

 

  • Messieurs ?

 

Je me retournai pour apercevoir deux étranges personnages. Le plus petit semblait être celui qui avait le plus de pouvoir. Il portait un costume seyant venant d'une autre époque, le genre de chose qu'un ancien noble aurait porté pour étaler sa condition au reste du monde. L'homme plaça un monocle luisant sur l'oeil gauche. Le second, plus grand mais voûté, semblait porter la misère du monde. Sa face semblait couler de tous les côtés et il paraissait inconcevable de soutenir son regard très longtemps.

 

  • Je suis le Professeur Von der Erlkönig ! Et voici mon assistant, Nizar.

 

Comme nous restions interdits, l'homme enchaîna.

 

  • J'espère arriver dans les temps.

 

Je lançai un regard inquiet à Julien. L'homme avait insisté sur la fin de sa phrase.

 

  • Le voyage jusqu'ici n'a heureusement pas duré trop longtemps. Voyez-vous, je m'attendais à quelqu'un de plus impressionnant mon cher. Mais le détecteur ne se trompe pas.

 

Il tapota sur un petit boîtier, puis me regarda froidement à nouveau.

 

  • Vous savez, je ne pensais pas non plus que vous seriez si jeune. Vous devez avoir de grandes capacités. D'où cela vous vient ?

  • Je ne comprends pas.

  • Ne faîtes pas l'enfant. Vous empestez le Tachyon à en affoler tout mes appareils ! Voyageur, il est temps d'avoir une conversation.

  • Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

  • Alors ceci va peut-être vous rendre la mémoire.

 

Le professeur sortit un vieux colt et le pointa vers ma tête.

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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 14:04

   Bon, vous l'avez compris, le mercredi : c'est toujours un nouvel épisode !


 

     Épisode 4 : Pas de quartier !

 

 

    Futur H+4

 

 

    Les yeux blancs du vieillard continuaient de me fixer, étrangement, même si je ne comprenais pas vraiment comment cela pouvait être possible. Le fait était là, mon lycée se trouvait en ruine et le vieux prêtre semblait perdre la raison autant que sa vue ! Il continua son charabia sur l'apocalypse.

 

  • Tu vas devoir te repentir mécréant ! Car le ciel s'est fendu et l'élévation va commencer ! Le Seigneur, notre Dieu, revient parmi les siens pour emmener les braves loin des fléaux du mal et va se préparer à combattre les forces de l'Antéchrist sur la Terre !

  • Qu'est ce qu'il s'est passé ici ?

  • La Rédemption ! Nous avons été puni pour avoir cru être des dieux sur Terre ! Mais voilà l'heure du Jugement Dernier ! Il faut se repentir à présent.

  • Mais le lycée ? Où sont les gens ? Pourquoi tout est en ruine ?

  • La Rédemption ! La Rédemption divine par le feu et le sang ! Expie tes péchés !

 

    Je compris que je ne pourrais rien en tirer de plus, le vieux avait perdu la raison et continuait à marmonner tout seul des prières repentantes. Il psalmodiait de plus en plus vite et reprit sa route à la recherche de nouvelles personnes à qui transmettre sa litanie. Quelques secondes plus tard, il disparaissait derrière un pan de mur tombé et je me retrouvais de nouveau seul.

 

    Je prenais la chose plutôt bien pour le moment. Effectivement, je me trouvais seul dans un lycée d'apparence désertique et ravagé. Soit. Mais j'étais encore vivant et j'avais toujours ma montre temporelle. Après tout, mon antenne relais continuait d'émettre dans les couches du temps, je pouvais alors me permettre de repartir quatre heures en arrière sans dommage. Et prévenir Julien que la machine était effectivement opérationnelle.

 

    Julien ! Voilà pourquoi il ne m'avait pas attendu ! Avec tout ce bazar, pas étonnant qu'il se soit cassé pour se mettre à l'abri. Mais une pensée vint se loger : avait-il vraiment eu le temps de se mettre à l'abri ? Il n'y avait personne ici à part un vieux fou pour témoigner d'une quelconque survie des occupants du lycée. Et Charlotte d'ailleurs ! Non, pas possible ! Il devait y avoir une réponse logique à tout ça. Et puis, il n'y avait aucun corps au sol de toute façon. Non, les gens s'étaient sans doute mis à l'abri. Il fallait que je les trouve.

 

    Je me mis à marcher dans les couloirs vides, du moins ce qu'il en restait, à la recherche d'indices compréhensibles. Plus j'avançais et plus la situation me semblait improbable, l'absence totale de vie n'était vraiment pas normale. Je veux dire, il n'y avait même pas un cadavre coincé sous un effondrement. Oui bon, c'était horrible de penser à ça. Mais bon, dans chaque mauvais film de genre, il y avait toujours des victimes dans ce genre de situation non ? Mais là, c'était comme si le lycée avait été ... Nettoyé ? On avait fait disparaître tout ce qui était compromettant ! Qui pouvait faire ce genre de chose ? Qui avait intérêt à étouffer une histoire pareille ?

 

    L'armée.

 

    Non. Improbable... On peut pas occulter quelque chose comme ça. On fait pas disparaître tout un lycée ? Que vont dire les parents ? Que vont dire les gens de la petite ville ? Non, ça ne pouvait pas être ça. Mais l'angoisse inextricable monta dans la gorge, se déversa au travers de mes synapses et brûla mes terminaisons nerveuses. Pendant une fraction de seconde, j'hésitais à repartir directement à mon époque. Ca réglerait le problème facilement. Et je n'aurais pas de soucis à me faire. Rien de tout ça n'existerait.

 

    Non, c'était une erreur. Si j'étais en vie, c'est parce que j'avais voyagé dans le temps et évité cet événement. Mon existence actuelle ne tenait qu'à une montre si l'on poussait la situation à l'extrême. Il fallait que je découvre ce qui s'était passé pour pouvoir l'éviter. Je pouvais pas retourner à mon époque et attendre cette catastrophe en toute conscience. Il fallait que je comprenne. Absolument ! La montre était là pour ce genre de chose, pour assurer mon avenir. Enfin, l'avenir.

 

    Je me remis en marche et pris la direction des portes d'entrées. J'escaladais un mur et m'avançai vers les grandes grilles. Un rugissement se fit entendre au dessus de ma tête, je levai les yeux vers le ciel et vis un chasseur survoler le lycée et disparaître au loin. Oui, plus aucun doute. L'armée était bel et là... Et ce n'était pas spécialement un bon point pour moi, ni pour personne d'ailleurs...

 

    J'avançai à présent caché, du moins dans la mesure du possible. Je m'aidai pour cela des décombres environnantes et je pus me frayer un chemin vers l'entrée. A dix mètres, je me cachais dans un léger renfoncement pour pouvoir faire l'état des lieux. Deux militaires lourdement armés faisaient reculer gentiment un homme et une femme. L'homme tentait vainement de filmer.

 

  • Laissez-moi ! criait la jeune femme. Regardez ma carte ! Je suis journaliste, j'ai le droit de savoir.

  • Madame, cette zone est classée secret défense. N'insistez pas.

  • Filme tout ça Christian !

  • Je vais devoir faire usage de la force, souffla le militaire.

  • Lucille ? On devrait peut-être y aller.

  • Non ! Nous sommes dans un pays libre ! Vous ne pouvez pas nous censurer !

 

    Le second militaire, jusque là muet, sortit un colt et tira dans la caméra. Lucille hurla, Christian laissa tomba son matériel et les deux militaires eurent un rire convenu.

 

  • Coupez, dit l'un deux.

  • Bande de... Vous êtes vraiment.

  • Écoute ma petite dame, vous bougez ou je vous bouge. On a ordre de tirer à vue en cas de problème. Vous voulez pas en devenir un ?

  • Laisse tomber Lucille. Ca vaut pas le coup de se faire tuer pour une chaîne locale.

  • Mais les citoyens ont le droit de savoir !

  • Putain Lucille ! Y a que trois idiots de notre ville qui nous regardent. Arrête. On y va.

  • Non, ce sujet, c'est la chance de ma vie pour monter et m'extraire de ce trou !

 

    Le militaire releva son colt et le posa sur le front de la femme. Elle blêmit mais continua de soutenir le regard. Le militaire arma le chien et le doigt se positionna sur la gâchette. Christian devint implorant. La fille ne bougea pas, le militaire tira. La cervelle vola en éclat et macula de sang les trois autres personnages. Christian prit peur et se mit à courir le plus loin possible du lycée. La première balle toucha son dos, la seconde se logea dans sa tête pour en ressortir aussitôt. Il tomba à terre, foudroyé. Le dégoût me monta immédiatement à l'estomac. Je me levai pour vomir.

 

    Bruyamment.

 

    Bien trop bruyamment...

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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 22:29

On est toujours mercredi ! Donc j'ai encore le temps de vous poster un nouveau chapitre ! Préparez-vous à découvrir l'un des méchants du roman-feuilleton :

 

 

 

 

Épisode 3 : Professeur Von der Erlkönig

 

    Quatre heures auparavant...

 

    Dans un endroit sombre et peu reluisant, le professeur Von der Erlkönig s'adonnait à astiquer l'une de ses dernières inventions avec une frénésie frôlant la folie.

 

    Cet ancien résident des Carpates Hongroises était venu se réfugier dans l'Aveyron suite à une « chasse aux sorcières ». Il faut dire que dans son ancien pays, on le surnommait Temetkezési Vállalkozó. Autrement dit, le Croque Mort. Evidemment, personne n'avait pu prouver les penchants du professeur pour les cadavres et cela malgré les pages de nécrologie affichées dans sa salle expérimentale. Mais lorsque la fille du Polgármester s'était volatilisée dans la nature, la population s'était tournée vers lui, avait pris les torches et les fourches (En souvenir de la bonne vieille époque avait crié l'un d'entre eux) et était descendue vers le grand manoir en hurlant des chants de haines. Erlkönig avait regardé la scène du haut de son balcon, s'était pincé les lèvres avec une moue hautaine et avait alors rangé ses derniers accessoires dans sa vieille malle. Il pressentait depuis quelques jours que son départ serait imminent. Il se hâta de monter dans la calèche où l'attendait Nizar, son bossu de serviteur, à l'arrière de la grande demeure. Puis les deux hommes s'enfoncèrent dans les bois. Quelques instants plus tard, la fumée gagnait le ciel et Erlkönig ressentit une légère douleur en réalisant que le manoir familial vivait ses derniers moments. Il ne revint jamais en Hongrie et les corps cessèrent de disparaître à Redics. La corrélation ne fit plus aucun doute, il était hélas trop tard pour les villageois.

 

    Nizar fit son entrée dans la pièce et appuya sur l'interrupteur, il y eut un grésillement léger, une douce oscillation lumineuse pendant deux secondes puis la lumière clinique des néons éclaira la pièce. Le professeur releva doucement la tête, et prit ses lunettes juste à côté d'une pile de paperasse. La tête de son serviteur se fit hideuse, Erlkönig afficha un grand sourire. Quelle belle expérience que ce Nizar ! Sans conteste sa plus belle réussite.

 

  • Maître, vous ne devriez pas rester dans l'obscurité. Vous allez abîmer vos yeux.

  • Va te faire foutre, bredouilla le professeur à voix basse.

 

    Erlkönig se leva pour se diriger vers l'armoire située au fond de la pièce, il prit un verre et servit un vin couleur ocre. Puis, il posa le diamant sur son vinyle et Wagner se fit entendre dans toute sa puissance. L'homme s'allongea alors dans un fauteuil en cuir dont l'usure trahissait son âge avancé. D'ailleurs, toute la maisonnée transpirait le vieux, Erlkönig aimait se réfugier dans le passé. Il disait que cela donnait un côté austère des plus agréables pour pouvoir se livrer à ses envies scientifiques.

 

  • L'Aveyron me pèse ces derniers temps, fit-il dans un souffle tout de même. Rien ne change ici.

  • Je peux vous ramener d'autres sujets Maître.

  • Non Nizar, donner la vie m'ennuie. Je voudrais m'essayer à autre chose à présent. Quelles sont les choses que l'éthique réprouve de nos jours ?

  • Le clonage est très mal vu.

  • Non, j'ai assez d'un Nizar comme ça...

  • Puis-je rappeler au Maître que de toute façon, je ne suis pas organique ?

 

    Erlkönig n'eut pas le temps de répondre, l'un des voyants d'une de ses nombreuses machines venait de se déclencher. La lumière rouge scintillait à intervalles réguliers et un son strident vint couvrir « Le crépuscule des Dieux ». Quelque chose d'anormal était en train de se produire ! Erlkönig sauta de son fauteuil et se rua vers la machine, il commença a actionner quelques manettes et lire les relevés qui s'imprimaient au fur et à mesure dans une joyeuse cacophonie !

 

  • Hurrá ! Én találtam ! s'écria le professeur Von der Erlkönig à la vue des chiffres.

  • Qu'avez-vous trouvé, demanda son serviteur ?

  • Mon servile Nizar, nous partons pour le Larzac. J'y ai détecté une activité bien supérieure à la normale de Tachyon. Bien trop élevé pour qu'il puisse s'agir d'un phénomène normal et que nous passions à côté. Nizar, quelqu'un est en train de jouer avec la physique !

  • C'est à dire Maître ?

  • Je crois bien que nous avons affaire à des Voyageurs !

  • Des Voyageurs ?

  • Du Temps Nizar ! Du Temps stupide créature !

 

    Un sourire carnassier, rictus effrayant, se dessina sur le visage ridé du professeur. Il y avait là quelques opportunités d'acquérir un grand pouvoir. Car celui qui contrôlait le temps devait assurément devenir le maître incontestable de son propre destin. Une voie vers l'immortalité même se dit-il ! Car à son âge, il avait conscience que ce qui lui manquerait avant tout serait du temps !

 

  • Sais-tu le plus amusant ? L'agitation a lieu exactement au centre d'un petit lycée de campagne. Il se pourrait que nous découvrions un autre confrère à quelques pas de chez nous.

  • Et alors ? demanda le serviteur ?

  • Nous le tuerons sans hésitation Nizar !

 

    Les yeux du professeur brillèrent en même temps qu'il posait sa main sur un vieux colt.

 

  • Et alors, j'aurais tout le temps nécessaire...

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 14:04
... Vidéo n°43-AK
Pièce à conviction n°3.
-Bad Wolf-
Victime n°1 : Delphine Seignon
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Présentation

  • : SynchrΩm est un collectif constitué de dix étudiants en école de cinéma. Notre vocation est d'explorer divers domaines artistiques, alliant les capacités et les influences de chacun.
 
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